L’atelier d’Izaho

EN SELLE… C’EST PARTI MES JOLIS !

Et si s’était pour une visite de l’atelier ? Qu’en dites-vous ? Une fois n’est pas coutume. D’ailleurs, parlons plutôt de quelques images, simplement pour rendre hommage aux hommes, à leur labeur, à ces gestes précis, tous répétés inlassablement, à cet amour sans cesse renouvelé et que nous vous dévoilons ici, autour de la confection d’une selle. Vous avez bien lu, une première pour l’atelier.

N’attendez donc pas un album didactique, ni une présentation de cette pièce… Vous ne saurez pas de quelle selle il s’agit, pas plus que vous n’aurez le nom du propriétaire. Non, vous ne saurez rien de tout ça.

Voyez cette de série clichés plutôt comme une rencontre, un instant passé pour le plaisir de l’échange, du partage. Autant de fenêtres qui permettent d’entrevoir l’activité de ce quotidien qui fait l’atelier « Avec le cœur, la main et l’outil. »

Un article signé par IZAHO sera toujours une pièce unique, particulière. C’est ce qui nous caractérise. C’est notre empreinte, notre signature. Nous en sommes fiers.

Tonga soa eto IZAHO Maroquinerie.
Clichés Monsieur Eric

 

Les étapes de la Fabrication d’un sac

Sac à dos en cuir de zébu de madagascar, Maroquinerie IZAHO 9La confection d’un sac IZAHO est un processus long nécessitant l’intervention de plusieurs professionnels et passionnés.

Il l’est encore plus dans notre atelier car nous confectionnons tous nos articles à partir du point sellier, la référence en matière de maroquinerie qui a depuis été délaissé par les ateliers du monde entier à cause de son coût de réalisation.

La première phase est déléguée à nos stylistes/Designer (Eric et Michel) qui doivent concevoir les modèles en fonction des conditions qui leur sont imposées et du type de cuir choisi pour le futur sac.

En effet, il existe des cuirs très souples et d’autres beaucoup plus rigides, le sac doit donc être conçu en fonction de ce critère.

Une fois que le modèle du styliste est sélectionné, c’est à partir de celui-ci qu’un prototype du sac en papier va être réalisé par un fabricant de patron.

Le sac commence petit à petit à se former sous forme papier jusqu’à devenir impeccable. C’est à ce moment que le coupeur de cuir intervient et sculpte minutieusement le cuir choisi tout en le préparant pour la couture. Pour effectuer cette tâche qui est accomplie à la main, il doit être particulièrement expérimenté et averti afin de connaître les avantages et inconvénients de la peau qu’il doit travailler.

Dans l’atelier IZAHO, contrairement à la pratique courante des emporte-pièce, la découpe des pièces de cuir se fait à l’aide de tranchet.

Vient ensuite le parage du cuir qui consiste à affiner le cuir afin de recoudre deux cuirs ensemble  sans créer de sur-épaisseur. Cette étape est sans aucun doute une des plus longues, des plus fastidieuses et des plus risquées! …

Une fois cela terminé un membre de l’équipe IZAHO va coudre le sac au point sellier, entièrement à la main.

Point sellier - Izaho Madagascar

Cette tâche doit être accomplie avec attention et précision pour que les coutures soient jolies, linéaires et symétriques.

Sac à dos en cuir de zébu de madagascar, Maroquinerie IZAHOLe cuir est une matière où la moindre erreur de couture reste apparente et certains cuirs rigides sont plus délicats à travailler, une excellente connaissance des peaux et un goût pour la minutie sont primordiaux.

La couture n’est pas la dernière étape de fabrication du sac, il reste encore le rivetage qui permet d’assembler les différentes pièces du sac à l’aide de rivets, le soudage qui est une autre technique d’assemblage par fusion. Enfin les détails sont ajoutés comme les fermetures, boucles, boutons ou peaufinés tels que des fils à brûler… La finition est donc l’étape ultime, durant laquelle le sac est observé attentivement afin d’en repérer le moindre défaut ou élément manquant.

Sac Kely avec cuir d’autruche

OMBY OR NOT OMBY ?

Le voici, le voilà…
C’est le nouveau sac Kely, « kely » qui veut dire « petit » dans la langue Malgache.
Le sac « Kely » ? Un modèle que vous connaissez déjà.

Sac Kely autruche - Madagascar

Alors la question se pose : — « Omby or not omby » ?

Puisque «That is the question» sachez que c’en est du cuir de zébu, sélectionné pour cet ouvrage avec une finition grainée. Elle lui donne une allure très « chic ». Bien entendu, ce cuir provient de la tannerie d’Anjeva à Madagascar.

Alors quoi de « vaovao » si ce n’est pas le cuir ? Sont-ce les boucles et autres accessoires pour les attaches ? Viennent-ils de la maison Poursin à Paris ?
C’est bien cela. Tous en laiton. Mais ce n’est pas une première chez IZAHO. Quelques modèles en sont déjà parés, presque tous vendus à ce jour.

Donc de conclure en apparence, rien de l’extérieur. Là vous touchez au but. S’agit-il donc de l’intérieur ? Regardez plutôt.

Ce petit sac Kely s’est vu agrémenté d’une nouvelle touche, élégante, très raffinée, avec un cuir d’autruche dans une livrée rouge aux nuances de framboise. Et oui, du cuir d’autruche. Il compte parmi les cuirs dits « de luxe ». Changement de politique peut être ?

Cette magnifique peau provient de la célèbre tannerie Klein Karoo International, à Oudtshoorn, en Afrique du Sud.

La société Klein Karoo International est connue des créateurs et des plus grandes Maisons du monde de la mode et de la haute-couture, pour la qualité de ses produits. Mais Klein Karoo International, c’est également une vision, avec l’envie de partager et d’aider les autres.

C’est la plus importante tannerie de peau d’Autruche dans le monde. Mrs Sarie de Wet – Account manager, nous a très rapidement répondu. Puis c’est Mr Niekie Wermaak qui s’est occupé de nous, avec beaucoup de patience.

Nous lui avons raconté notre histoire, la jeunesse et la modestie de notre atelier, notre vision et cette aventure humaine qui est la nôtre, l’envie qui nous motive.

Sans la gentillesse Mr Wermaak et la très grande écoute de nos interlocuteurs pour nous satisfaire, cette version « Haut de gamme » du sac Kely n’aurait peut-être pas vu le jour. À travers chacun, Klein Karoo International nous a pleinement soutenus et encouragés dans ce projet en nous envoyant une peau, pour que nous puissions faire nos premiers essais.

Comme il est de tradition à l’atelier, cette pièce unique a toute entière été confectionnée avec le cœur, la main et l’outil. Elle nous tient à cœur car elle associe de nombreuses compétences à notre ouvrage, entre celle de la tannerie d’Anjeva, celle de Klein Karoo International et celle de la prestigieuse Maison Poursin.

C’est donc avec une certaine fierté que nous vous dévoilons la version « Haut de gamme » de celui qui est, encore aujourd’hui, le plus petit sac de la collection IZAHO pour Dames. Le sac Kely.

Actuellement, ce sac est visible à l’atelier. Nous y recevons sur RDV.
Ce « petit bijoux » sera exposé prochainement dans la vitrine IZAHO de l’Hôtel Colbert Antananarivo.

Pour les curieux, vous pouvez consulter cette vidéo. Elle présente Klein Karoo International.

Maintenant que vous savez tout, « likez » si vous aimez, partagez.

Texte & clichés Monsieur Eric

Avec la complicité de Arnaud Ginestiere Leonard qui nous a reçu dans sa demeure et que nous remercions pour le stylisme.

Selle de moto « sportster » en cuir

LA BELLE ET LA BÊTE ?

On peu le dire, tant de la selle qu’elle est belle que de la monture… c’est une “bête”. Mais au fait, quelle monture ? Avez-vous deviné ?

Parce que cette fois-ci, c’est un gars d’Ankoay Madagascar qui est venu à l’atelier IZAHO, vers la Haute-Ville.
Un certain Reynald.
— « Pouvez-vous coudre mes “couleurs” sur mes deux blousons ? Et puis j’aimerai faire ma selle et le dosseret de mon “Sissy”. C’est pour une “HD”. J’ai le cuir. Il provient de la Tannerie d’Anjeva. »

Faire une selle… Nous en rêvions. En plus, pour un “Sportster” ! On a reconnu tout de suite. Un honneur. C’est vrai, on aime, on aime pas, mais c’est un engin mythique, convenons-en.

Il s’agit d’une “première” pour IZAHO. D’ailleurs modestons en parlant plus raisonnablement « d’habiller une selle » car la forme de la mousse, la structure de fixation au cadre et le design n’ont pas été touchés.

Le simili-cuir d’origine a lui été sacrifié pour réaliser les gabarits. Et sur l’autel de l’esthétisme et des matériaux nobles, le pauvre s’est vu remplacé avec le cœur, la main et l’outil, par un cuir sauvage d’une teinte fauve dense aux nuances légèrement chocolatées.

Ton sur ton, une double couture en fil de coton poissé vient souligner discrètement les courbes de cette assise.

Point d’empreinte ni de liège. La surface grainée de cette très belle peau est absolument naturelle. Elle donne à ce siège un aspect brut et raffiné. Une pure merveille, n’est-il pas ?

On a pas pu s’empêcher, on est allé écouter le « zafèr la” et le V twin, quand il craque, il ne fait pas semblant. Ça sonne, ça ronfle, ça respire là dedans !
C’est enivrant. Alors le mieux c’est d’y goûter le temps d’un WE. Pour ça, contactez Steeve Logan Demette de notre part. Vous verrez, il vous préparera une petite sortie sur mesure. C’est comme ça que ça se passe avec HD Madagascar Riders.

Alors maintenant que vous savez tout, likez, partagez sans compter.
See U. On the road again ?
Clichés – Monsieur Eric
Illustrations photographiques réalisées à l’atelier
Photos Harley Davidson Sportster prises chez HD Madagascar Riders.
Un grand merci à Reynald et à Steeve Logan Demette.
And big up to Ankoay Madagascar.

Notez que l’atelier ne fait pas de capitonnage, ni d’ameublement.

Ceinture du club Red Island …

LIVE TO RIDE ?

Red Island Riders MC, vous connaissez ? The official Harley Davidson MC of Madagascar.
Au Red Island Riders MC, c’est l’univers des belles machines, des chromes, du cuir… Les passionnés s’y retrouvent. Il y a même un bar. On y boit une bière entre potes. Le lieu n’est pas sectaire et tous ces blousons noirs aux couleurs du MC, des mecs vraiment sympas.

IZAHO c’est le cuir, les sacoches, ceintures, trousse à outils, étuis à couteau, sangles de guitare et autres accessoires… C’est ce qui nous rapproche.
Et puis chez IZAHO, on aime aussi les HD.

Des Red Island Riders, c’est d’abord JC qui est venu à l’atelier. Pour une belle ceinture. Puis pour son gilet.
JC, il a une belle machine. Un Sportster qui sonne avec une voix bien grave. Une mélodie quand ça ronfle !

Cette fois-ci c’est pour Alain que nous avons confectionné une ceinture avec le cœur, la main et l’outil, estampillée Red Island Riders. Elle est pour ainsi dire à l’identique de la ceinture qu’il portait depuis trente ans déjà.
C’est une bande de cuir de zébu, doublée et cirée manuellement d’une teinte marron.

La boucle Harley Davidson a le même âge, trente ans et pas une ride. Un objet authentique de la célèbre marque de Milwaukee, en laiton.

Alain est le Président et membre fondateur du Red Island Riders MC. Il compte des bornes derrière lui. Il connait.
C’est aussi un esthète. Il a du caractère. En témoigne son engin avec son « ape hangers ». Ça se pilote ce genre de machine.
Nous avons pris sa demande comme un test. Les indications étaient précises… Nous vous laissons découvrir le résultat en image. Vous nous direz ?

Pour un amour de montre …

Le bracelet de Madama Hasina.

Madame Hasina… Comment vous dire ? Est-ce une femme du monde ? Ce n’est pas ce qui frappe. D’ailleurs on s’en fiche un peu. Ce qui frappe, c’est sa gentillesse, son sourire et sa simplicité. Elle aime la vie autant que ses enfants et son mari, Madame Hasina.

Elle est venue nous voir pour le bracelet de son garde temps, Madame Hasina. Un authentique chronographe Suisse de la Manufacture Breitling, certifié étanche à 100 mètres, avec un mouvement automatique.

– « Malgré sa beauté, le bracelet d’origine porte la marque du temps » nous dit-elle avec un certain regret. « Je souhaiterai que vous m’en fassiez deux autres, comme ça je pourrai changer quand ça me plait ».

C’est donc à l’atelier que Madame Hasina est venue sélectionner son cuir. Du zébu, teinté en bleu, pour un style qui puisse convenir en soirée. Il est agrémenté d’une couture de fil blanc, ce qui donne une touche de fraîcheur et de fantaisie. Elle est faite manuellement, au point de sellier.

Et pour l’autre bracelet c’est une peau à la finition « nubuck » qui a été retenue, cirée à la main, en marron. Un esprit « safari » qui correspond tout à fait aux escapades balnéaires que Madame Hasina pratique en famille, sur la côte qui borde les Mikea. La couture est en fil marron.

La confection d’un bracelet de montre demande de l’attention, beaucoup de précision et de soin, d’autant que le point sellier est un point fort. Le cuir travaille. Bien qu’elle soit toujours présente, il faut faire en sorte que la « main de l’artisan-ouvrier » se sente le moins possible. Vous apprécierez.

Voilà, vous savez tout, ou presque de ce petit bijoux qu’est la montre de Madame Hasina. Likez, partagez autant qu’il vous plaira !

Clichés Monsieur Eric

Etui à moulinet

 

Après la chasse, c’est à la pêche d’être à l’honneur. Et pas n’importe quelle pêche. La pêche à la mouche (Fly-fishing), où chacun garde en mémoire le film « Et au milieu coule une rivière » (A river runs through it), réalisé par Robert Redford (1992) d’après le scénario de Richard Friedenberg, adapté de la nouvelle semi-autobiographique de Norman Maclean : « La rivière du sixième jour ».

Chacun se souvient aussi du geste de Paul (Brad Pitt), de Norman (Craig Sheffer) et de leur père John Maclean (Tom Skerritt) dans les ondes pures du Montana, de ces « mouches » qui volent et du son des moulinets quand le poisson mord à l’hameçon. Et cette photographie si merveilleuse que l’on doit à Philippe Rousselot. Il conviendra aussi de mentionner une musique originale de Mark Isham.

Alors de quoi s’agit-il au juste ? D’un exposé cinématographique ?
De quel rapport avec la maroquinerie IZAHO ?

— « Je trouve votre travail magnifique. J’aimerai savoir si mon projet vous intéresserai.
Je suis mordu de pêche à la mouche et je commence à avoir une petite collection de moulinets.
J’aimerai des étuis, pour le transport de ces « petits trésors » lors de mes voyages de pêche.
Si intéressé, merci de me laisser savoir où et quand on pourrait se rencontrer pour en discuter.
Merci d’avance. »

À réception de ce message, nous avons convenu d’un RDV. Quel beau projet. Après la musique, la moto, la chasse, voilà que nous toucherions à la pêche ?

Avec son large sourire, Monsieur Edouard nous a montré quelques pièces. Dans l’atelier, nous avons écouté le cliquetis de moulinets, découvert ce qu’est une soie. Monsieur Edouard nous a expliqué ce qu’il souhaitait, montré des modèles d’étuis et retenu un dont nous nous sommes inspirés. Nous vous laissons à la découverte de ce petit écrin. D’ailleurs, il y en a deux. En cuir de zébu et comme à l’ordinaire dans l’atelier, confectionnés uniquement avec le cœur, la main et l’outil.

On nous rapporte que certains jours, il est possible de voir le poisson se pêcher à la mouche, sur le lac de Mantasoa et dans certaines rivières de Madagascar… Monsieur Edouard, peut être en est-il ?

Maintenant que vous savez tout, aimez, partagez sans compter.

Iconographie

Fly-Fishing – Landing the Bass
from Book of the Black Bass, James A. Henshall M.D., 1881
Extracted from public domain PDF version of above work
Author : Mike CLINE – November 2008

The river Semois near Sainte Cécile (Florenville) in the Belgian province of Luxembourg
May 2007 – Author: Janter – CC BY-SA 3.0

« Fly Fishing Lure Patent Drawing from 1969 » by Patents Wall Art is licensed under CC BY 2.0

Le premier « Sakamain » pour homme

« Mais qu’est-ce que je fous dans cet hôtel ? » se demandait Oscar-Séraphin Soupalõs.

Le Sakamain pour homme en cuir de zébu - Sacr à main - Izaho, Madagascar 7En arrivant à la réception, après qu’il se fut présenté, les formalités d’usage accomplies, la maîtresse de séant qui veille à l’accueil des clients lui indiqua :
– « Voici la clef cher Monsieur. La 117. Elle donne sur le lac. Mademoiselle vous voulez bien conduire Monsieur SVP ? »

Franchement, l’endroit était sympa. Bungalows agréablement décorés sans surcharge, prolongés d’une terrasse de plein pied sur le très joli jardin paysager de cet établissement niché sur la rive Ouest de l’Itasy lake, entre Ampefy et Fihaonana. On était au petit soin pour Monsieur Oscar-Séraphin.

Quand Oscar-Séraphin Soupalõs ouvrit la porte, son attention fut immédiatement retenue par ce sac noir posé sur le blanc immaculé du couvre-lit. C’était donc ça ? Mais quoi au juste ? Un sac, une sacoche, une trousse ? Mais une trousse à quoi au juste ?

Après qu’il eut fermé à deux tours la porte derrière lui, il défit les boucles des deux lanières. C’est bien ce qu’il pensait.
Apparut un porte-cartes. Amovible et garnit de tout ce qui permet à un étranger – Soupalõs était de nationalité Française – de décliner son identité au titre de résident, investisseur à Madagascar. Quelques espèces en Ariary, la monnaie officielle du Pays.

De côté, en vis-à-vis, une poche frontale exhibait un éventail de cartes de visite, offrant aussi à son dos la possibilité d’abriter un passeport. Mais en l’occurrence c’est un carnet rouge s’y trouvait, l’ensemble attestant qu’à Madagascar, Oscar-Séraphin Soupalõs travaillait dans le secteur du cuir.
Et derrière cette panoplie ? Trois poches plates et superposées. Rien que ça ! De quoi ranger un billet d’avion, du courrier ou quelques factures.

La description pourrait être encore longue, tant cet objet n’était fait que de rangements. Il y avait d’abord ces deux poches zippées, accessibles de l’extérieur. Quant à l’intérieur, il se structurait en trois volets, deux plis roulés.
– Un espace pour tout ce qui concerne les contrôles, qu’ils soient routiers ou aux frontières… papiers de véhicule, attestation d’assurance et constat d’accident, cartes de crédits et d’identité, passeport, le tout immédiatement accessible à l’ouverture du sac.
– La partie centrale permettait d’embarquer différents effets. Carnet, bouquin, journal, canif, borne wifi, smartphone… S’y trouvaient d’ailleurs un Bic, un vieux Moleskine d’au moins trois ans, un 4S devenu d’un autre monde et un petit 32 de chez Aîné, souvenir d’une vie antérieure sur Bourbon. Tout un tas d’objets pouvaient ainsi trouver aisément leur place suivant les circonstances, avec également une poche légèrement matelassée pour protéger une tablette.
– Le dernier volet était zippé. Pouvait s’y loger un chéquier ou toute autre chose telle que des espèces, un chargeur, une clef USD ou encore un A4 plié en deux.

Alors s’agit-il du premier « sac à main » créé par IZAHO pour ces Messieurs, ou d’un nouveau genre pour vous Mesdames ? A cheval entre Rock’n Roll et gothique. Telle était la mission de Oscar Séraphin

Ok, ça ressemble plus à une trousse à outils pour « biker » qu’à une sacoche genre « baise-en-ville » pour « gentil petit Papa ». Mais est-ce que j’ai une gueule à me coltiner un sac à main ?

Oscar-Séraphin Soupalõs était encore tout à la découverte de ce qui faisait maintenant de lui un résident de longue date, un zanatany comme on dit ici, lorsque dans l’encadrement de sa baie vitrée passa dans un fourreau rouge, une silhouette gracile à la chevelure toute de boucles d’or.

Bien sensuât sous toutes coutures, Soupalõs n’eut pas le loisir de s’attarder à caresser du regard la volupté de ses courbes. Ses yeux furent immédiatement attirés par le sac à main de la dame. Il était de couleur marron. Un cuir naturel. Fermetures, design de la poignée, dimensions. La belle portait – à la main – un sac identique au sien. Griffé IZAHO de surcroît. Il voulu la suivre. Le temps qu’il planque son propre sac, elle avait disparu à l’angle du bungalow voisin…