L’atelier d’Izaho

EN SELLE… C’EST PARTI MES JOLIS !

Et si s’était pour une visite de l’atelier ? Qu’en dites-vous ? Une fois n’est pas coutume. D’ailleurs, parlons plutôt de quelques images, simplement pour rendre hommage aux hommes, à leur labeur, à ces gestes précis, tous répétés inlassablement, à cet amour sans cesse renouvelé et que nous vous dévoilons ici, autour de la confection d’une selle. Vous avez bien lu, une première pour l’atelier.

N’attendez donc pas un album didactique, ni une présentation de cette pièce… Vous ne saurez pas de quelle selle il s’agit, pas plus que vous n’aurez le nom du propriétaire. Non, vous ne saurez rien de tout ça.

Voyez cette de série clichés plutôt comme une rencontre, un instant passé pour le plaisir de l’échange, du partage. Autant de fenêtres qui permettent d’entrevoir l’activité de ce quotidien qui fait l’atelier « Avec le cœur, la main et l’outil. »

Un article signé par IZAHO sera toujours une pièce unique, particulière. C’est ce qui nous caractérise. C’est notre empreinte, notre signature. Nous en sommes fiers.

Tonga soa eto IZAHO Maroquinerie.
Clichés Monsieur Eric

 

Ceinture du club Red Island …

LIVE TO RIDE ?

Red Island Riders MC, vous connaissez ? The official Harley Davidson MC of Madagascar.
Au Red Island Riders MC, c’est l’univers des belles machines, des chromes, du cuir… Les passionnés s’y retrouvent. Il y a même un bar. On y boit une bière entre potes. Le lieu n’est pas sectaire et tous ces blousons noirs aux couleurs du MC, des mecs vraiment sympas.

IZAHO c’est le cuir, les sacoches, ceintures, trousse à outils, étuis à couteau, sangles de guitare et autres accessoires… C’est ce qui nous rapproche.
Et puis chez IZAHO, on aime aussi les HD.

Des Red Island Riders, c’est d’abord JC qui est venu à l’atelier. Pour une belle ceinture. Puis pour son gilet.
JC, il a une belle machine. Un Sportster qui sonne avec une voix bien grave. Une mélodie quand ça ronfle !

Cette fois-ci c’est pour Alain que nous avons confectionné une ceinture avec le cœur, la main et l’outil, estampillée Red Island Riders. Elle est pour ainsi dire à l’identique de la ceinture qu’il portait depuis trente ans déjà.
C’est une bande de cuir de zébu, doublée et cirée manuellement d’une teinte marron.

La boucle Harley Davidson a le même âge, trente ans et pas une ride. Un objet authentique de la célèbre marque de Milwaukee, en laiton.

Alain est le Président et membre fondateur du Red Island Riders MC. Il compte des bornes derrière lui. Il connait.
C’est aussi un esthète. Il a du caractère. En témoigne son engin avec son « ape hangers ». Ça se pilote ce genre de machine.
Nous avons pris sa demande comme un test. Les indications étaient précises… Nous vous laissons découvrir le résultat en image. Vous nous direz ?

Pour un amour de montre …

Le bracelet de Madama Hasina.

Madame Hasina… Comment vous dire ? Est-ce une femme du monde ? Ce n’est pas ce qui frappe. D’ailleurs on s’en fiche un peu. Ce qui frappe, c’est sa gentillesse, son sourire et sa simplicité. Elle aime la vie autant que ses enfants et son mari, Madame Hasina.

Elle est venue nous voir pour le bracelet de son garde temps, Madame Hasina. Un authentique chronographe Suisse de la Manufacture Breitling, certifié étanche à 100 mètres, avec un mouvement automatique.

– « Malgré sa beauté, le bracelet d’origine porte la marque du temps » nous dit-elle avec un certain regret. « Je souhaiterai que vous m’en fassiez deux autres, comme ça je pourrai changer quand ça me plait ».

C’est donc à l’atelier que Madame Hasina est venue sélectionner son cuir. Du zébu, teinté en bleu, pour un style qui puisse convenir en soirée. Il est agrémenté d’une couture de fil blanc, ce qui donne une touche de fraîcheur et de fantaisie. Elle est faite manuellement, au point de sellier.

Et pour l’autre bracelet c’est une peau à la finition « nubuck » qui a été retenue, cirée à la main, en marron. Un esprit « safari » qui correspond tout à fait aux escapades balnéaires que Madame Hasina pratique en famille, sur la côte qui borde les Mikea. La couture est en fil marron.

La confection d’un bracelet de montre demande de l’attention, beaucoup de précision et de soin, d’autant que le point sellier est un point fort. Le cuir travaille. Bien qu’elle soit toujours présente, il faut faire en sorte que la « main de l’artisan-ouvrier » se sente le moins possible. Vous apprécierez.

Voilà, vous savez tout, ou presque de ce petit bijoux qu’est la montre de Madame Hasina. Likez, partagez autant qu’il vous plaira !

Clichés Monsieur Eric

Le premier « Sakamain » pour homme

« Mais qu’est-ce que je fous dans cet hôtel ? » se demandait Oscar-Séraphin Soupalõs.

Le Sakamain pour homme en cuir de zébu - Sacr à main - Izaho, Madagascar 7En arrivant à la réception, après qu’il se fut présenté, les formalités d’usage accomplies, la maîtresse de séant qui veille à l’accueil des clients lui indiqua :
– « Voici la clef cher Monsieur. La 117. Elle donne sur le lac. Mademoiselle vous voulez bien conduire Monsieur SVP ? »

Franchement, l’endroit était sympa. Bungalows agréablement décorés sans surcharge, prolongés d’une terrasse de plein pied sur le très joli jardin paysager de cet établissement niché sur la rive Ouest de l’Itasy lake, entre Ampefy et Fihaonana. On était au petit soin pour Monsieur Oscar-Séraphin.

Quand Oscar-Séraphin Soupalõs ouvrit la porte, son attention fut immédiatement retenue par ce sac noir posé sur le blanc immaculé du couvre-lit. C’était donc ça ? Mais quoi au juste ? Un sac, une sacoche, une trousse ? Mais une trousse à quoi au juste ?

Après qu’il eut fermé à deux tours la porte derrière lui, il défit les boucles des deux lanières. C’est bien ce qu’il pensait.
Apparut un porte-cartes. Amovible et garnit de tout ce qui permet à un étranger – Soupalõs était de nationalité Française – de décliner son identité au titre de résident, investisseur à Madagascar. Quelques espèces en Ariary, la monnaie officielle du Pays.

De côté, en vis-à-vis, une poche frontale exhibait un éventail de cartes de visite, offrant aussi à son dos la possibilité d’abriter un passeport. Mais en l’occurrence c’est un carnet rouge s’y trouvait, l’ensemble attestant qu’à Madagascar, Oscar-Séraphin Soupalõs travaillait dans le secteur du cuir.
Et derrière cette panoplie ? Trois poches plates et superposées. Rien que ça ! De quoi ranger un billet d’avion, du courrier ou quelques factures.

La description pourrait être encore longue, tant cet objet n’était fait que de rangements. Il y avait d’abord ces deux poches zippées, accessibles de l’extérieur. Quant à l’intérieur, il se structurait en trois volets, deux plis roulés.
– Un espace pour tout ce qui concerne les contrôles, qu’ils soient routiers ou aux frontières… papiers de véhicule, attestation d’assurance et constat d’accident, cartes de crédits et d’identité, passeport, le tout immédiatement accessible à l’ouverture du sac.
– La partie centrale permettait d’embarquer différents effets. Carnet, bouquin, journal, canif, borne wifi, smartphone… S’y trouvaient d’ailleurs un Bic, un vieux Moleskine d’au moins trois ans, un 4S devenu d’un autre monde et un petit 32 de chez Aîné, souvenir d’une vie antérieure sur Bourbon. Tout un tas d’objets pouvaient ainsi trouver aisément leur place suivant les circonstances, avec également une poche légèrement matelassée pour protéger une tablette.
– Le dernier volet était zippé. Pouvait s’y loger un chéquier ou toute autre chose telle que des espèces, un chargeur, une clef USD ou encore un A4 plié en deux.

Alors s’agit-il du premier « sac à main » créé par IZAHO pour ces Messieurs, ou d’un nouveau genre pour vous Mesdames ? A cheval entre Rock’n Roll et gothique. Telle était la mission de Oscar Séraphin

Ok, ça ressemble plus à une trousse à outils pour « biker » qu’à une sacoche genre « baise-en-ville » pour « gentil petit Papa ». Mais est-ce que j’ai une gueule à me coltiner un sac à main ?

Oscar-Séraphin Soupalõs était encore tout à la découverte de ce qui faisait maintenant de lui un résident de longue date, un zanatany comme on dit ici, lorsque dans l’encadrement de sa baie vitrée passa dans un fourreau rouge, une silhouette gracile à la chevelure toute de boucles d’or.

Bien sensuât sous toutes coutures, Soupalõs n’eut pas le loisir de s’attarder à caresser du regard la volupté de ses courbes. Ses yeux furent immédiatement attirés par le sac à main de la dame. Il était de couleur marron. Un cuir naturel. Fermetures, design de la poignée, dimensions. La belle portait – à la main – un sac identique au sien. Griffé IZAHO de surcroît. Il voulu la suivre. Le temps qu’il planque son propre sac, elle avait disparu à l’angle du bungalow voisin…

La cartouchière de M. Bati

Qui part à la chasse … Vous connaissez l’histoire ?

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Dans cette demeure, l’homme est chasseur – Monsieur Bati – Corse, amateur de belles choses. Et pour la chasse, il sait de quoi il cause.

Alors qui part à la chasse passe par IZAHO et s’adressant à Monsieur Eric avec cet accent bien particulier de l’Ile de Beauté :
— « Je veux quelque chose de beau. Mais attention, fais-moi du solide. Tu comprends, quand on rampe dans le maquis, on s’accroche de partout. Crois-moi que ça rigole pas. Et je voudrais aussi loger un maximum de cartouches. »

A vrai dire, nous n’avons jamais fais de pièces pour qu’elles soient soumises à de telles contraintes. Nous avons relevé le défi en choisissant de travailler dans un cuir de zébu avec une finition nubuck, ciré à la main sur le côté extérieur. Le nubuck est réputé plus résistant parce que la fleur est simplement poncée, sans qu’un produit soit appliqué à sa surface.

Comme le veut la tradition de la maroquinerie IZAHO, cette pièce a toute entière été réalisée avec le cœur, la main et l’outil. Une double bande de cuir, marouflée sur un tissu de renfort et cousue manuellement au point sellier, vient accueillir 25 cartouches de 12.

La confection de cette pièce à l’aspect brut demande beaucoup de rigueur, de précision. Bien que très compact, le cuir de zébu lui aussi s’assoupli à l’usage. Les munitions doivent être tenues serrées pour ne pas être perdues.

Pour parfaire cette pièce, les deux premiers exemplaires ont été agrémentés d’une boucle en laiton poli, provenant de la maison Poursin à Paris.

Oui, vous avez bien lu, deux exemplaires. Parce qu’au moment où la confection de la première cartouchière touchait à sa fin, un de nos très fidèles clients, Monsieur Nirina remarquant l’ouvrage, nous en passa commande sur le champ. Les deux hommes se connaissent bien et s’apprécient. Sérieux, bons vivants, c’est cela : de sérieux bons vivants.

Le troisième exemplaire (il illustre cet article) est celui d’un chasseur qui voulant cadeauter son fils, nous pressa, pressa… pour se décommander au moment de la livraison. Paraitrait qu’une grande chaine d’article de sport nous aurait damé le pion. Belle leçon en vérité. Elle nous rappèle que rien n’est acquis, qu’il faut rester humble sur tout, appliqué, persévérant.

Cependant une question demeure ; qu’en sera-t-il de l’avis de notre ami Monsieur Bati au retour d’une saison de chasse ?
Serons-nous sous le joug d’une slave de compliments ou bien d’un bon coup de 12 dans les fesses pour forfanterie ?

À suivre donc.

Ces images ont été réalisées grâce à la complicité de la galerie Fabrice Delannoy à Faravohitra qui nous a accueilli.

La galerie Fabrice Delannoy est à voir absolument. S’y trouve un travail d’auteur que le photographe Fabrice Delannoy mène depuis longtemps sur Madagascar.

Stylisme : Fusil Beretta calibre 12 à canons superposés. Sculptures de Thomas le Marchand de Sable à Nosy Be. Tirage sous cadre, numéroté et signé de l’auteur Fabrice Delannoy.

Clichés réalisés par Monsieur Eric pour IZAHO

 

Le sac de Mme Corinne

Sac en cuir Saka Coco - Madagascar - Atelier IZAHO 2Voici le sac de Madame Corinne, spécialement conçue pour elle, avec le cœur, la main et l’outil.

Parce que voilà, Madame Corinne possède un sac. Il est tout simple mais malgré son air insignifiant, elle l’affectionne tout particulièrement.

Ce sac (qu’elle a trouvé dans les fripperies) il la suit partout. Et de voir qu’avec le temps, il s’est usé au fil des jours, râpé, froissé et peu à peu couvert de rides. Mais qu’importe. Madame Corinne, elle l’aime ce sac.

Alors comment trouver un nouveau sac ? Comment faire pour qu’il lui plaise tout autant ? C’est avec ces questions que Madame Corinne a pris contact avec l’atelier. « Je voudrais avoir le même » nous a-t-elle dit. « Et dans le même coloris. Est-il possible de le refaire »

Après une ébauche en volume, pour nous assurer que la forme convienne, nous avons tracé les gabarits, découpé les pièces de cuir. Du zébu de couleur havane avec une finition nubuck, ciré à la main pour donner ce bel aspect aux reflets naturels. La doublure peut être fushia ou pourquoi pas vert amande.

Sous la protection d’un large rabat doublé d’une fermeture antivol, un compartiment principal se voit flanqué d’un second, plus petit. Une petite poche cache discrètement son ouverture zippée dans le replis d’un rabat de cuir.

Maintenant que vous savez tout, likez, partagez… Le sac de Madame Corinne est une petite merveille.

Les clichés ont été pris à l’hôtel-restaurant « La Varangue » et nous remercions toute l’équipe pour son accueil et pour sa très grande disponibilité.

La réputation de « La Varangue » n’est plus à faire. C’est un lieu incontournable de la capitale Antananarivo et sans aucun doute une des meilleures tables de la Ville des Milles. Ici vous serez hors du temps. Chaque pièce, chaque recoin recèle une foultitude d’objets anciens qui à eux seuls sont déjà un prétexte pour venir prendre une collation. Les épicuriens ne s’y trompent pas. Ils s’y retrouvent ! En êtes-vous ?

Pour en savoir plus :
LA VARANGUE – Hôtel et restaurant de charme
17, rue Printsy Ratsimamanga – Antaninarenina
Antananarivo 101 – MADAGASCAR
Téléphone : +261 20 22 273 97 – Fax : +261 20 22 552 30
https://web.facebook.com/HotelRestaurantLaVarangue/

La serviette de M. Jean-philippe

Artisanat madagascar Atelier de maroquinerie IZAHO 10On pourrait croire ce sac sorti d’un grenier ou d’une brocante avec son look « vintage ». D’aucun disent que c’est une « serviette ».

Eh bien ils ont raison figurez-vous. Car c’est bien de cela dont il s’agit. Voici donc la « serviette » de Monsieur Jean-Philippe, mais elle a été réalisée par IZAHO et selon l’usage à l’atelier, toute entière confectionnée avec le cœur, la main et l’outil.

Alors pourquoi le Sak’Duprof ? Pour tout vous dire, Monsieur Jean-Philippe est docteur en Physique. Son domaine de prédilection ? Les énergies renouvelables et la modélisation. Chercheur à l’Université de la Réunion, Monsieur Jean-Philippe vient régulièrement à Madagascar où depuis plus de dix ans maintenant, il enseigne et mêne aussi une partie de ses recherches.

Après avoir fait l’acquisition d’un cartable IZAHO, spécialement agencé pour son usage, Monsieur Jean-Philippe souhaitait un nouveau sac.

 

« J’utilise toujours ma sacoche. J’en suis vraiment content. Mais parfois, je me déplace juste avec mon ordinateur et quelques documents. Ce sac est donc un peu grand pour cela. J’en aimerai un autre… Pas un cartable. Une serviette. Quelque choses de compact, plus petit et très simple. Aves un compartiment pour mon « portable » et un autre pour y glisser quelques chemises. Elles mesurent 24 x 32. »

La peau choisie, c’est à partir des documents fournis par Monsieur Jean-Philippe que nous avons réalisé l’ouvrage. Il est en cuir de zébu avec une finition nubuck, ciré à la main.
Pour lui donner tout son cachet, nous avons choisi de l’agrémenter d’un fermoir de la Maison Poursin.

Les photos ont été faites grâce à la complicité de l’hôtel-restaurant « La Varangue ». L’établissement compte parmi les meilleures tables de la Ville des Milles, Antananarivo.

Pour en savoir plus :
Hotel Restaurant La Varangue
17, rue Printsy Ratsimamanga – Antaninarenina
Antananarivo 101 – MADAGASCAR
Téléphone : +261 20 22 273 97 – Fax : +261 20 22 552 30
https://web.facebook.com/HotelRestaurantLaVarangue/